Le cinéma de Fritz Lang : une morale du regard

Jean COLLET

mercredi 18 novembre 2009 au mercredi 03 février 2010
mercredi de 19 h à 21 h 45
REFERENCE E00C01
NOMBRE D'HEURES 27,5h
NIVEAU initiation
PRIX DU MODULE 228 € TTC
Cours magistral
Contemporain du nazisme, de la Seconde Guerre mondiale et de l’après-guerre, le cinéma de lang est un témoin privilégié de l’énigme du mal. à travers des intrigues politiques ou policières, à l’échelle des sociétés où des individus, le mal chez Fritz lang, s’incarne toujours dans une volonté de puissance, de domination. « Vous serez comme Dieu ». la vieille image de la Genèse est toujours là : le serpent fascine et ensorcelle.
L’univers de lang est le lieu de cette fascination. ou le cinéma ne se réduit pas à moderniser les mythes (ce qu’il fit d’abord, à l’époque du « muet » : représenter le combat de l’ange et du dragon. car le cinéma doit aussi « réfléchir ». Devant le mal fascinant, le cinéma doit se révéler reflet, réflexion, détachement, dépossession. D’où ce qu’on a pu appeler « une morale du regard » : une stratégie de l’art qui déplace le combat et son enjeu : pas seulement dans l’écran (le spectateur possédé) mais entre l’écran et l’œil (le spectateur détaché). « Si ton œil est pur... ». celui de la caméra (du réalisateur), celui du spectateur.

Cette interrogation conduira notre étude de six films appartenant à l’époque du « parlant » : période américaine et retour en Allemagne (1933-1960) :
Le Testament du Docteur Mabuse, 1932
Fury, 1936
La femme au portrait, 1944
Le tigre du Bengale, 1959
Le Tombeau hindou, 1960

Une bibliographie sera donnée au début du cours.