Colloque

Patrick VERSPIEREN

samedi 29 janvier 2011
14h15 à 18h00
Patrick VERSPIEREN, Mathieu RAUX, Claudine ESPER, Nicole PELICIER,Charles MAYAUD, Chantal REGNIER, Karima YAKOUBEN

Désormais, tout le monde en convient : pas d’acte médical sans consentement, si le patient est en état d’exprimer sa volonté. C’est clairement inscrit dans la législation française. Et cela concerne aussi bien les examens de toutes sortes que les traitements. 
 
Bien des questions demeurent cependant. Pour une personne atteinte d’une   maladie grave, le consentement  peut-il être pleinement « libre et éclairé »   ? Le malade n’est-il pas soumis à de multiples contraintes ? En outre, varient énormément d’un patient à l’autre les aptitudes à se rendre compte de sa situation, à comprendre l’information donnée et à se forger un jugement  réfléchi. Que signifie alors le terme de « consentement » ? 
 
Que faire dans les cas où ces aptitudes paraissent très limitées?  Le  médecin  peut-il se contenter d’un oui résigné ? Ou sera-t-il d’autant plus exigeant sur la qualité du consentement que le traitement proposé aurait de lourdes conséquences sur les conditions de vie  du  patient ?  A  l’inverse, que fera-t-il devant l’opposition d’un patient qui se rend mal compte de sa situation ? 
 
Quant aux modalités d’expression, une signature apposée au bas d’un formulaire atteste-t-elle à elle seule de la réalité du consentement ? 
 
L’obligation du recueil du consentement protège le malade d’abus de pouvoir,  mais  elle  pourrait  aussi produire chez le médecin une perte du sens de  sa responsabilité. 
 
Il est devenu essentiel de connaître le cadre juridique que s’est donné notre société, et de réfléchir aux modalités d’une relation soignant-soigné où toutes ces questions pourront trouver  un commencement de réponse. 

Entrée libre