Les fatigues du malade, les fatigues du soignant
Marc DESMET
samedi 07 janvier 2012 au samedi 21 janvier 2012
de 9h30 à 12h30 et de 14h à 17h
de 9h30 à 12h30 et de 14h à 17h
REFERENCE M01J03
NOMBRE D'HEURES 12h
NIVEAU 1
PRIX DU MODULE 107 € TTC
Cours magistral
Dans cet atelier nous étudierons deux formes de fatigue qui se manifestent dans notre société de liberté.
D'une part, il y a le poids de la liberté dans la vie privée qui est devenue un choix multiple continu à tous les niveaux de la vie, y inclus les décisions en fin de vie. Nous appliquons ici l'analyse d'Alain Ehrenberg dans La fatigue d'être soi. Dépression et société. Voici en résumé sa thèse : dans une société où tout est possible et où chacun peut et doit déterminer luimême sa vie, les personnes se heurtent à des limites et à des déchirures intimes qui sont des conséquences d'une certaine « fatigue mentale » qu'on peut appeler dépression. En faisant référence à un syndrome fort significatif pour notre problème et qui ne s'est pas manifesté sans raison dans les dernières décennies, nous pourrions parler du « syndrome de la fatigue chronique de l'autonomie ».
D'autre part nous sentons le poids des restrictions de la liberté dans la vie professionnelle sous forme de changements et contrôles continus, de forces centrifuges par rapport à ce qui devrait constituer le coeur de notre travail (le malade, l'étudiant, le client...), et d'autres contradictions décourageantes. En d'autres termes, nous touchons ici à la fatigue des conséquences du management moderne que nous décrirons pour autant qu'il s'agisse du travail dans des institutions de soins.
Dans cette situation complexe où nous éprouvons à la fois un excès et un manque de liberté, nous pouvons redécouvrir l'actualité de la spiritualité ignatienne dans la mesure où elle peut nous aider à vivre les tensions de la culture contemporaine.
D'une part, il y a le poids de la liberté dans la vie privée qui est devenue un choix multiple continu à tous les niveaux de la vie, y inclus les décisions en fin de vie. Nous appliquons ici l'analyse d'Alain Ehrenberg dans La fatigue d'être soi. Dépression et société. Voici en résumé sa thèse : dans une société où tout est possible et où chacun peut et doit déterminer luimême sa vie, les personnes se heurtent à des limites et à des déchirures intimes qui sont des conséquences d'une certaine « fatigue mentale » qu'on peut appeler dépression. En faisant référence à un syndrome fort significatif pour notre problème et qui ne s'est pas manifesté sans raison dans les dernières décennies, nous pourrions parler du « syndrome de la fatigue chronique de l'autonomie ».
D'autre part nous sentons le poids des restrictions de la liberté dans la vie professionnelle sous forme de changements et contrôles continus, de forces centrifuges par rapport à ce qui devrait constituer le coeur de notre travail (le malade, l'étudiant, le client...), et d'autres contradictions décourageantes. En d'autres termes, nous touchons ici à la fatigue des conséquences du management moderne que nous décrirons pour autant qu'il s'agisse du travail dans des institutions de soins.
Dans cette situation complexe où nous éprouvons à la fois un excès et un manque de liberté, nous pouvons redécouvrir l'actualité de la spiritualité ignatienne dans la mesure où elle peut nous aider à vivre les tensions de la culture contemporaine.
