Violence de la malalie, violence dans le soin
Nicole FABRE , Marie-Sylvie RICHARD , Patrick VERSPIEREN , Agata ZIELINSKI
samedi 27 novembre 2010
9h15 à 12h30 et de 14h à 17h30
9h15 à 12h30 et de 14h à 17h30
REFERENCE M01J04
En collaboration avec la Maison médicale Jeanne Garnier
La violence est souvent évoquée dans le secteur de la santé. Il n’est pas rare que des soignants soient confrontés à l’agressivité du malade et de ses proches, voire à des comportements violents. Des malades se plaignent de la violence des examens et traitements, et, comme leurs proches, de la brutalité de certaines réactions, informations ou décisions.
Au départ de tout cela se trouve la maladie. Celle-ci, lorsque l’action médicale n’y porte pas rapidement remède, bouleverse tous les aspects de l’existence du patient par les pertes et le sentiment d’impuissance qu’elle entraîne, et la difficulté à se reconnaître dans ce qu’il est devenu. Cette dépossession est aggravée par les répercussions de certains traitements et par un regard soignant qui réduirait la personne malade aux dysfonctionnements de son corps.
Il importe donc de comprendre les violences que subit une personne atteinte d’une maladie grave, la violence subie par contre-coup par les soignants eux-mêmes, avec le malaise et les attitudes d’autoprotection que cela peut susciter, le désarroi des familles. Reconnaître la présence de cette violence, parfois inéluctable, permet de s’interroger sur les moyens de la limiter, de désamorcer les processus d’incompréhensions et de frustrations réciproques, et de trouver les voies de l’établissement d’une relation qui aide la personne malade à reprendre progressivement sa vie en main, la famille à faire davantage confiance et les soignants à retrouver le sens de leur identité professionnelle.
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Au départ de tout cela se trouve la maladie. Celle-ci, lorsque l’action médicale n’y porte pas rapidement remède, bouleverse tous les aspects de l’existence du patient par les pertes et le sentiment d’impuissance qu’elle entraîne, et la difficulté à se reconnaître dans ce qu’il est devenu. Cette dépossession est aggravée par les répercussions de certains traitements et par un regard soignant qui réduirait la personne malade aux dysfonctionnements de son corps.
Il importe donc de comprendre les violences que subit une personne atteinte d’une maladie grave, la violence subie par contre-coup par les soignants eux-mêmes, avec le malaise et les attitudes d’autoprotection que cela peut susciter, le désarroi des familles. Reconnaître la présence de cette violence, parfois inéluctable, permet de s’interroger sur les moyens de la limiter, de désamorcer les processus d’incompréhensions et de frustrations réciproques, et de trouver les voies de l’établissement d’une relation qui aide la personne malade à reprendre progressivement sa vie en main, la famille à faire davantage confiance et les soignants à retrouver le sens de leur identité professionnelle.
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