Session CERAS
lundi 15 février 2010 au jeudi 18 février 2010
NOMBRE D'HEURES h
NIVEAU initiation
PRIX DU MODULE 500 € TTC
DE LA CRISE, SORTIR CHANGES
Quand a éclaté la crise financière, engendrant la crise économique dont nous constatons les dramatiques conséquences sociales, d’autres crises faisaient déjà l’objet d’inquiétudes : crises énergétique, climatique, alimentaire. Il faut les considérer ensemble pour entrer dans une réflexion vraiment « radicale ».
Certes, il importe de parer au plus pressé, et notamment de faire le nécessaire pour atténuer les effets de ces crises sur ceux qui en souffrent le plus : jeunes, migrants, chômeurs, pauvres (ceux de nos pays et plus encore ceux des pays en développement ou « émergents »). Mais ces urgences ne doivent pas détourner d’interrogations plus radicales : comment en sommes nous arrivés là ? La conjonction de ces crises n’invite-t-elle pas à remettre en question beaucoup d’idées et de comportements qui semblaient hier aller de soi ? Des voix s’élèvent pour inviter à saisir, dans cette crise, l’occasion de changer vraiment : changer nos « modes de vie » ; changer la place de l’économie dans nos sociétés. Que valent ces propositions ? Concrètement, en quoi consisteraient de tels changements ? L’Evangile y trouve-t-il une pertinence sociale renouvelée ?
Le chrétien est parfois tenté de s’en tenir à une approche «moralisante» : tout le mal viendrait des excès scandaleux de certains dirigeants (salaires et bonus exorbitants, comportements de prédateurs). La solution consisterait donc à injecter de l’éthique un peu partout. Or l’Eglise, tout en soulignant combien l’éthique doit être centrale dans nos choix de société, rappelle aussi dans sa « doctrine sociale » - remise en lumière par la récente encyclique de Benoît XVI - que le « bien commun universel » ne peut être abandonné à la logique des marchés, même mieux régulés, même «moralisés » : le politique d’une part, les initiatives de la société civile de l’autre doivent jouer leurs rôles spécifiques. Multiforme et planétaire, la crise est d’une telle ampleur qu’elle donne une urgence nouvelle à la recherche d’une sorte de « gouvernance » mondiale, que Jean XXIII et le Concile Vatican II appelaient déjà de leurs vœux.
Pendant ces 4 jours de session, ces questions seront abordées par des experts aux compétences diverses, et illustrées par de nombreuses personnes qui, sur le terrain, prennent des initiatives pour explorer des voies nouvelles, susceptibles de nous faire sortir de la crise, vraiment changés.
