Aristote. De la philosophie pratique à la philosophie théologique
Laurent GALLOIS
lundi 09 janvier 2012 au jeudi 08 mars 2012
lundi de 16h à 18h du 9 janvier au 5 mars et jeudi de 17h à 19h du 9 février au 8 mars sauf les 13 et 16 février
lundi de 16h à 18h du 9 janvier au 5 mars et jeudi de 17h à 19h du 9 février au 8 mars sauf les 13 et 16 février
REFERENCE P11C06
NOMBRE D'HEURES 20h
NIVEAU 1
PRIX DU MODULE 172 € TTC
Cours magistral
A opposer trop vite Aristote à Platon, on perd de vue qu'Aristote fréquenta, pendant vingt ans, l'Académie de Platon et s'était pleinement approprié la philosophie platonicienne. Il intègre, en effet, en les transformant, nombre d'éléments de la philosophie de Platon, tout en les soumettant à un traitement qui lui est propre. Toutefois, il prend congé, aussi, de pans entiers de la philosophie platonicienne. En outre et c'est une différence avec Platon , il donne à la philosophie une systématicité qui la marquera durablement. Le cours examinera trois dimensions de ce système philosophique.
La première est celle de la praxis. Elle concerne l'action morale. L'éthique à Nicomaque en traite. Elle travaille sur la visée de la vie bonne, et propose, pour cela, un itinéraire à qui veut s'accomplir comme homme de vertu : la vertu étant celle de l'homme de bien. Or il ne saurait y avoir d'homme de bien sans une appartenance de l'homme à une Cité. Encore faut-il que la Cité soit telle que sa fin soit le bien vivre du tout des hommes qui la constitue. Il revient à la Politique d'en traiter.
La deuxième dimension est celle du savoir théorique. Mais un savoir qui s'ordonne selon une classification établie dans la Métaphysique. Il doit ainsi couvrir les mathématiques, la Physique, puis une science première, la théologie : la Métaphysique se déployant selon un itinéraire hiérarchisant la manière de traiter ce qui est, pour en avoir une science, selon que ce qui est est d'ordre mathématique, physique ou théologique. Encore faut-il disposer de règles solides pour conduire la pensée humaine quand elle veut faire oeuvre de science. C'est l'objet de la logique, affaire de l'Organon.
La première est celle de la praxis. Elle concerne l'action morale. L'éthique à Nicomaque en traite. Elle travaille sur la visée de la vie bonne, et propose, pour cela, un itinéraire à qui veut s'accomplir comme homme de vertu : la vertu étant celle de l'homme de bien. Or il ne saurait y avoir d'homme de bien sans une appartenance de l'homme à une Cité. Encore faut-il que la Cité soit telle que sa fin soit le bien vivre du tout des hommes qui la constitue. Il revient à la Politique d'en traiter.
La deuxième dimension est celle du savoir théorique. Mais un savoir qui s'ordonne selon une classification établie dans la Métaphysique. Il doit ainsi couvrir les mathématiques, la Physique, puis une science première, la théologie : la Métaphysique se déployant selon un itinéraire hiérarchisant la manière de traiter ce qui est, pour en avoir une science, selon que ce qui est est d'ordre mathématique, physique ou théologique. Encore faut-il disposer de règles solides pour conduire la pensée humaine quand elle veut faire oeuvre de science. C'est l'objet de la logique, affaire de l'Organon.
Ces deux dimensions, loin de s'exclure, se rejoignent sur le divin. La Physique, en débouchant sur un Traité du Ciel, conduit, en effet, à la question du divin. De même, l'éthique à Nicomaque reconnaît dans la figure de l'homme qui a fait tout le parcours de l'homme de bien, celle d'un homme assimilé au divin. Or c'est le divin que l'on retrouve dans la Métaphysique, en une reprise philosophique dans une philosophie théologique de tout l'itinéraire fait dans le domaine de la connaissance. Il conviendra donc, dans le cours, d'y porter attention.
Ainsi, après Platon, Aristote propose son propre chemin. Ce chemin part de l'action morale et de la politique, il avance vers la question du divin d'où il reçoit son sens, en passant par le problème de la science logiquement structurée.
Ainsi, après Platon, Aristote propose son propre chemin. Ce chemin part de l'action morale et de la politique, il avance vers la question du divin d'où il reçoit son sens, en passant par le problème de la science logiquement structurée.

