Introduction à Thomas d'Aquin : de Dieu et de l’homme
Etienne VETÖ
vendredi 09 mars 2012 au vendredi 01 juin 2012
de 17h à 19h
de 17h à 19h
REFERENCE P11C10
NOMBRE D'HEURES 20h
NIVEAU 1
PRIX DU MODULE 172 € TTC
Cours magistral
Thomas d'Aquin est d'abord théologien et commentateur des Écritures saintes. Mais il est aussi philosophe. Or, même si l'on ne peut séparer chez lui les deux démarches, il est possible de recueillir son apport spécifique à la philosophie.
Il s'agit tout d'abord justement d'une philosophie articulée à une théologie, soucieuse de l'autonomie de chaque forme de pensée, mais aussi de leur correspondance et de leur apport réciproque. De fait, le Maître dominicain s'appuie sur une conception renouvelée de la raison et de son rapport à la foi, qui contribue à faire du XIIIe siècle un point tournant dans l'histoire de la pensée.
Pour élaborer sa philosophie, Thomas part de Dieu et explore les frontières de ce que la raison naturelle peut en dire. Il s'agit de cerner avec précision et rigueur les limites du langage humain, mais aussi d'en asseoir la validité, de saisir tout ce qu'il est possible de saisir de l'être de Dieu et de son rapport intime à la création, mais de s'arrêter dès que la raison atteint ses bornes.
Cette philosophie articulée à une théologie a bien évidemment aussi pour objet l'homme dans son rapport à Dieu : penser le salut et la vocation à la divinisation passe par l'élaboration d'une juste compréhension de la relation de l'âme et du corps, du désir naturel d'une réalité pourtant surnaturelle, et du mécanisme élaboré des passions et des vertus naturelles qui sous-tendent la grâce et les vertus théologales et sont assumées et surélevées par celles-ci dans le mouvement qui porte l'homme vers sa fin ultime.
Il s'agit tout d'abord justement d'une philosophie articulée à une théologie, soucieuse de l'autonomie de chaque forme de pensée, mais aussi de leur correspondance et de leur apport réciproque. De fait, le Maître dominicain s'appuie sur une conception renouvelée de la raison et de son rapport à la foi, qui contribue à faire du XIIIe siècle un point tournant dans l'histoire de la pensée.
Pour élaborer sa philosophie, Thomas part de Dieu et explore les frontières de ce que la raison naturelle peut en dire. Il s'agit de cerner avec précision et rigueur les limites du langage humain, mais aussi d'en asseoir la validité, de saisir tout ce qu'il est possible de saisir de l'être de Dieu et de son rapport intime à la création, mais de s'arrêter dès que la raison atteint ses bornes.
Cette philosophie articulée à une théologie a bien évidemment aussi pour objet l'homme dans son rapport à Dieu : penser le salut et la vocation à la divinisation passe par l'élaboration d'une juste compréhension de la relation de l'âme et du corps, du désir naturel d'une réalité pourtant surnaturelle, et du mécanisme élaboré des passions et des vertus naturelles qui sous-tendent la grâce et les vertus théologales et sont assumées et surélevées par celles-ci dans le mouvement qui porte l'homme vers sa fin ultime.
Eléments bibliographiques
- Th. d'AquIn, Somme contre les Gentils, I, 1-8.
- E. GILSON, Le thomisme, Introduction à la philosophie de saint Thomas d'Aquin, Paris, Vrin, 1992.

