À la recherche de l’âme japonaise
Dennis GIRA
jeudi 01 décembre 2011 au jeudi 19 janvier 2012
de 14h30 à 16h30
de 14h30 à 16h30
REFERENCE R01C10
NOMBRE D'HEURES 12h
NIVEAU initiation
PRIX DU MODULE 107 € TTC
Cours magistral
Le 11 mars 2011 les yeux du monde entier furent fixés sur le Japon, et plus précisément sur le peuple de ce pays si durement frappé, tour à tour, par un séisme d'une magnitude sans précédent, par un tsunami dévastateur et par un des accidents nucléaires les plus graves de l'histoire. Pendant des semaines, l'attitude des Japonais face à ces catastrophes a fait couler beaucoup d'encre (et défiler beaucoup d'images). La plupart des articles, entretiens, débats et divers documentaires sur le sujet ont bien décrit cette attitude qui a suscité chez certains Occidentaux l'étonnement, chez d'autres l'admiration et chez d'autres encore une critique assez sévère, voire l'agacement. Mais peu d'entre eux ont donné des clés pour comprendre pourquoi les Japonais ont réagi comme ils l'ont fait.
Cela vient sans doute du fait que les véritables clés pour comprendre le comportement de ce peuple se trouvent presque toutes dans leur manière de penser qui, elle, est étroitement liée aux systèmes religieux qui ont façonné, à travers de longs siècles, ce que nous pouvons appeler « l'âme japonaise » : le shintô, le bouddhisme, le confucianisme, le taoïsme... Et cela est vrai même pour les Japonais qui se diraient « sans religion » parce que personne n'échappe totalement à sa langue et à sa culture. Et pour le Japon, cette langue et cette culture sont indissociables des traditions mentionnées ci-dessus, même si d'autres influences plus récentes, liées à la rencontre de l'Occident, aident aussi à mieux comprendre les Japonais d'aujourd'hui.
Dans ce cours, nous allons donc analyser l'impact qu'ont eu sur les Japonais le shintô (la religion « autochtone » du Japon), la présence du bouddhisme au Japon, qui date du VIe siècle, et les présences du confucianisme et du taoïsme qui sont arrivés au Japon avant même le bouddhisme. On découvrira comment les systèmes de pensée qui sont largement tributaires de ces traditions, ont permis au Japon de devenir une puissance dont le rayonnement économique et culturel demeurera considérable malgré les difficultés que connaissent tous les Japonais aujourd'hui.
Cette réflexion aidera aussi à mieux comprendre l'échec des missions chrétiennes au Japon qui ont commencé avec François-Xavier au milieu du XVIe siècle (pour se terminer au début du XVIIe siècle) et les raisons pour lesquelles la tradition chrétienne n'attire toujours que très peu de Japonais.
Cela vient sans doute du fait que les véritables clés pour comprendre le comportement de ce peuple se trouvent presque toutes dans leur manière de penser qui, elle, est étroitement liée aux systèmes religieux qui ont façonné, à travers de longs siècles, ce que nous pouvons appeler « l'âme japonaise » : le shintô, le bouddhisme, le confucianisme, le taoïsme... Et cela est vrai même pour les Japonais qui se diraient « sans religion » parce que personne n'échappe totalement à sa langue et à sa culture. Et pour le Japon, cette langue et cette culture sont indissociables des traditions mentionnées ci-dessus, même si d'autres influences plus récentes, liées à la rencontre de l'Occident, aident aussi à mieux comprendre les Japonais d'aujourd'hui.
Dans ce cours, nous allons donc analyser l'impact qu'ont eu sur les Japonais le shintô (la religion « autochtone » du Japon), la présence du bouddhisme au Japon, qui date du VIe siècle, et les présences du confucianisme et du taoïsme qui sont arrivés au Japon avant même le bouddhisme. On découvrira comment les systèmes de pensée qui sont largement tributaires de ces traditions, ont permis au Japon de devenir une puissance dont le rayonnement économique et culturel demeurera considérable malgré les difficultés que connaissent tous les Japonais aujourd'hui.
Cette réflexion aidera aussi à mieux comprendre l'échec des missions chrétiennes au Japon qui ont commencé avec François-Xavier au milieu du XVIe siècle (pour se terminer au début du XVIIe siècle) et les raisons pour lesquelles la tradition chrétienne n'attire toujours que très peu de Japonais.
