Famille cherche société
Christian MELLON
lundi 13 février 2012 au jeudi 16 février 2012
REFERENCE U11N01
NOMBRE D'HEURES h
NIVEAU initiation
PRIX DU MODULE 190 € TTC
Est-ce l’institution « famille » qui est en crise ou le couple lui-même ? La parentalité, qui semble a priori plus solide - on est époux pour un temps, mais père ou mère jusqu’à la mort – est elle-même interrogée : place des nouveaux « beaux-parents », mères isolées, pères en difficulté de paternité, enfants en souffrance… Structure anthropologique fondamentale, elle se voit souvent traitée comme une simple « fonction » (psychologique, éducative).
Face à ces évolutions, va-t-on reprendre le discours sur le modèle traditionnel de la famille, présenté comme un idéal intemporel ? Ce serait oublier qu’il était lui-même fruit d’une histoire, reflet d’un état de la société. Peut-on pour autant se rallier à une vision purement individualiste du couple, reposant sur la seule dimension affective et réduisant le mariage à un « contrat » aisément résiliable ? La famille est aussi une construction sociale. Quand elle change, c’est parce que la société change.
Que traduit le discours de la société sur la famille ? L’évolution du Droit nous dit-elle quelque chose de la relation vie privée/vie sociale, dont la famille est le lieu par excellence ?
On ne peut demander à la société de ramener la famille à un modèle unique, par rapport auquel toute évolution serait décadence ; mais on peut souligner qu’elle est davantage qu’un élément de reproduction sociale : le premier lieu d’éducation, de sociabilité, de solidarité, le fondement de l’être ensemble dans une société.
En un parcours de quatre jours, la session proposera divers éclairages complémentaires (sociologie, démographie, histoire, anthropologie, économie, Droit) sur les nouvelles interactions entre famille et société. Elle se conclura sur une approche des « politiques familiales », permettant d’évaluer les différences entre pays d’Europe sur ce sujet et de mesurer les effets du volontarisme politique, en un domaine pourtant perçu comme éminemment privé.
Pour l’Eglise catholique de France, l’année 2011 sera un temps fort de sa réflexion sur la famille, sur la prise en compte de ces réalités nouvelles. En proposant cette session, le CERAS vise à faire valoir la contribution des sciences sociales dans cette réflexion d’ensemble, évidemment orientée, pour des chrétiens, vers d’importants enjeux éthiques et pastoraux.
