La question de la vérité
Alain CUGNO
lundi 12 mars 2012 au lundi 04 juin 2012
de 16h à 18h et mardi 29 mai de 14h30 à 16h30
de 16h à 18h et mardi 29 mai de 14h30 à 16h30
REFERENCE P11C03
NOMBRE D'HEURES 20h
NIVEAU 1
PRIX DU MODULE 172 € TTC
Cours magistral
Le point de départ sera l'extrême diversité et le flou apparent de la notion de vérité. Pour nous y repérer, nous commencerons par décrire le mode de constitution du discours scientifique, parce que c'est lui qui, en termes de vérité, a la meilleure réputation.
Cet examen permettra cependant de situer l'entreprise philosophique, de lui donner sa légitimité et, du même mouvement, d'élargir la notion de vérité à un champ beaucoup plus vaste.
Ce sont les sciences humaines qui seront alors examinées : l'histoire, tout d'abord, d'une part parce qu'elle tient une grande place dans la tradition philosophique dès lors que la vérité est évoquée (que l'on songe, par exemple, à Hegel, chez qui elle joue un rôle plus complexe qu'on ne pourrait croire au premier abord ; ou encore à Hans Georg Gadamer, qui en fait un moment constitutif de la vérité dans sa capacité à déborder toute méthode) d'autre part parce qu'il y a eu une réflexion épistémologique exemplaire sur le travail de l'historien.
Nous devrions alors pouvoir rendre compte du fait que ni la sociologie, ni l'ethnologie, ni la psychologie n'accordent le même sens à l'expression « proposition vraie ». Bien plus, dans une discipline donnée, la conception de la vérité mise en oeuvre peut varier considérablement. On trouve par exemple dans les écrits fondateurs de Durkheim et de Mauss, mais aussi chez Lévi-Strauss ou, plus récemment, Alain Caillé, des préconceptions de la vérité qui auront été déterminantes dans l'avancée de leur travaux et qui ne se laissent pas réduire à l'unité.
Nous poursuivrons l'investigation à travers le questionnement du discours théologique : il parle la même langue que la philosophie, mais fonde d'une manière très différente, du moins apparemment, la racine de la vérité.
Cet examen permettra cependant de situer l'entreprise philosophique, de lui donner sa légitimité et, du même mouvement, d'élargir la notion de vérité à un champ beaucoup plus vaste.
Ce sont les sciences humaines qui seront alors examinées : l'histoire, tout d'abord, d'une part parce qu'elle tient une grande place dans la tradition philosophique dès lors que la vérité est évoquée (que l'on songe, par exemple, à Hegel, chez qui elle joue un rôle plus complexe qu'on ne pourrait croire au premier abord ; ou encore à Hans Georg Gadamer, qui en fait un moment constitutif de la vérité dans sa capacité à déborder toute méthode) d'autre part parce qu'il y a eu une réflexion épistémologique exemplaire sur le travail de l'historien.
Nous devrions alors pouvoir rendre compte du fait que ni la sociologie, ni l'ethnologie, ni la psychologie n'accordent le même sens à l'expression « proposition vraie ». Bien plus, dans une discipline donnée, la conception de la vérité mise en oeuvre peut varier considérablement. On trouve par exemple dans les écrits fondateurs de Durkheim et de Mauss, mais aussi chez Lévi-Strauss ou, plus récemment, Alain Caillé, des préconceptions de la vérité qui auront été déterminantes dans l'avancée de leur travaux et qui ne se laissent pas réduire à l'unité.
Nous poursuivrons l'investigation à travers le questionnement du discours théologique : il parle la même langue que la philosophie, mais fonde d'une manière très différente, du moins apparemment, la racine de la vérité.
L'ouverture du champ nous amènera à reconnaître une présence de la vérité dans la littérature présence qui, croisée avec la théologie, permettra d'évaluer ce que signifie la vérité dans les écrits mystiques (Jean de la Croix, en particulier).
Nous serons alors en mesure d'aller au-delà du langage : il y a une vérité de la musique ou de la peinture.
C'est alors que la vérité peut réellement apparaître comme question qui ne laisse indifférentes ni la morale, ni la politique
La conclusion du cours entend montrer, du moins est-ce l'hypothèse de travail, qu'il y a une authentique unité de la notion de vérité.
Nous ne nous placerons pas dans la perspective de l'histoire de la philosophie, même si nos propos sont sous-tendus par un axe qui va de Descartes à Gadamer, en passant par Spinoza, Kant, Hegel et Heidegger.
Nous serons alors en mesure d'aller au-delà du langage : il y a une vérité de la musique ou de la peinture.
C'est alors que la vérité peut réellement apparaître comme question qui ne laisse indifférentes ni la morale, ni la politique
La conclusion du cours entend montrer, du moins est-ce l'hypothèse de travail, qu'il y a une authentique unité de la notion de vérité.
Nous ne nous placerons pas dans la perspective de l'histoire de la philosophie, même si nos propos sont sous-tendus par un axe qui va de Descartes à Gadamer, en passant par Spinoza, Kant, Hegel et Heidegger.
