Les nouvelles de Tchekhov : pessimisme radical, ou sensibilité aux étincelles en l’homme de beauté, de bonté, de liberté

Jean-Pierre JOSSUA

samedi 07 novembre 2009 au samedi 09 janvier 2010
samedi de 14 h 30 à 18 h 30,
les 7 et 21 novembre, 5 décembre, 9 janvier
REFERENCE E01J01
NOMBRE D'HEURES 16h
NIVEAU 1
PRIX DU MODULE 136 € TTC
Atelier
 
On n’échappe pas à l’impression que les grands pessimistes forcent le ton, trahissent le réel en ne retenant que le négatif de l’existence : Leopardi, Céline, Louis-René des Forêts.
Leur œuvre dément parfois leur pensée. La vie, disait Pierre Bayle, autre obsédé du mal, est justement  un mélange. Tchekhov, matérialiste, pessimiste, était un homme bon et attentif aux autres. La beauté de son admirable théâtre est à elle seule une contrepartie offerte du mal, penserait-on. Dans ses nouvelles – moins connues, c’est pourquoi nous les choisissons de préférence au théâtre – on dirait qu’il se montre soucieux de mettre en évidence tout ce qu’il y a de bien dans ses personnages, ne serait-ce que sous la forme d’étincelles minimes, ou du moins le fait-il peut-être sans que ce soit un dessein arrêté. Nous en lirons quelques-unes de diverses époques pour vérifier cette hypothèse.