Platon. De l’homme citoyen au divin

Laurent GALLOIS

lundi 03 octobre 2011 au lundi 05 décembre 2011
de 16 h à 18 h

REFERENCE P11C05
NOMBRE D'HEURES 18h
NIVEAU 1
PRIX DU MODULE 156 € TTC
Cours magistral
Dans la Lettre VII, Platon lie son entrée en philosophie à son entrée en politique. Le lien entre philosophie et politique découle de sa décision de survivre à un événement tragique : la manière dont la Cité s'est déjugée en condamnant Socrate à mort. Ce lien s'enracine dans la pensée d'une Cité pour laquelle il faut trouver les conditions qui en feront une Cité juste.
Platon va pour cela entrer en débat avec différents courants de pensées qui sont contemporains de sa jeunesse, dont le sophisme et la physique. La philosophie de Platon se fera également critique de la poésie et de la tragédie, à l'égard de leur commune prétention à former les jeunes gens de la Cité et à représenter le divin. La philosophie de Platon entendra finalement jeter les bases solides d'une éducation visant à faire de la jeunesse une jeunesse vouée au bien de la Cité, en lui ouvrant l'intelligence aux idéaux de justice, de beauté et d'harmonie, idéaux destinés à structurer l'ordre de la Cité pour que s'y réalise le bien, par l'agir de citoyens alors bien formés. De la philosophie à la politique, le chemin doit passer, pour Platon, par l'éducation. Il faut, évidemment, qu'il y ait un contenu.
Ce contenu abordera la question de la vérité, sans laquelle nul discours ne peut favoriser des relations justes, belles et harmonieuses ; relations par lesquelles, seulement, le bien peut prendre réalité dans la Cité. Or cela réclame d'honorer la question de la justice. La République en traitera, et, de manière plus réaliste, les Lois, aussi. Honorer cette question de la justice demande toutefois de la relier à l'ordre des choses et du monde. Et Platon affrontera le problème de l'être, avec le Parménide, mais aussi celui de la création du cosmos, avec le Timée. Enfin, la question de l'ordre des choses et du monde croise celle du divin. Et Platon, avec le Phèdre et le Phédon, verra dans le divin qui se nourrit en contemplant les intelligibles, ce à quoi l'homme est appelé : parvenir, en partant du sensible, à la contemplation des réalités intelligibles pour se nourrir de l'intelligible contemplé, ceci afin d'en vivre et de le porter dans la Cité.
Ainsi, à celui qui veut entrer en philosophie, Platon propose un chemin. Ce chemin part du souci de fonder une Cité juste et avance vers la question du divin, en passant par le problème de la connaissance vraie.
Les éléments de littérature secondaire seront donnés pendant le cours.