La littérature patristique est un bien commun de l’Église, un trésor dont toutes les richesses sont fort loin d’être explorées. Plus proches du temps de la Révélation et des premières persécutions que nous ne le sommes, antérieurs à certaines dérives spéculatives qui nous engagent souvent dans des disputes interminables, les Pères nous apprennent à lire les Écritures « selon les Écritures » (1 Co 15, 3), dans la claire conscience que l’Événement de la mort et de la résurrection de Jésus est leur centre transcendant, et qu’il échappe, par excès de don et de lumière, à toutes nos grilles d’analyse, non pour les discréditer, mais pour mener nos pensées plus loin que leurs horizons, vers les secrets abîmes de la tendresse du Père.
Au cours de chaque samedi verra se succéder un exposé préliminaire, une réflexion en groupe, une reprise synthétique. On lira, pour cette première année d’un nouveau cycle de trois ans, les Catéchèses baptismales et mystagogiques de Saint Cyrille de Jérusalem. Prononcées vers 350, elles ne se caractérisent pas seulement par une étonnante fraîcheur d’expression, mais par une manière très originelle d’exposer les grandes articulations du mystère de la foi.
Pour les nouveaux participants, une rencontre avec l’enseignant est souhaitable. Qu’ils sachent pourtant que, si nulle compétence particulière n’est requise de leur part, ils doivent avoir le désir d’entrer plus avant, par l’étude et la prière, dans le mystère d’une « folie plus sage que les hommes » (1 Co 1, 25), et de se laisser guider ainsi par l’Esprit de Vérité.
La traduction française du texte est actuellement disponible, sous les numéros 53-54, dans la collection éditée par l’Association Migne et intitulée : « Les Pères dans la foi ». Comme elle coûte seulement 24 € (pour 500 pages), tous voudront bien se la procurer pour la première séance. À ce livre s’ajoutera, chaque mois, un polycopié contenant des indications pour préparer la séance suivante et quelques textes voisins aptes à en éclairer le sujet.