« Soyez toujours prêts à justifier votre espérance devant ceux qui vous en demandent compte » (1 Pierre 3,15) : telle est l’origine de la théologie fondamentale. Elle a connu diverses expressions au cours de l’histoire : selon les époques et les contextes culturels, la foi ne se dit et ne se vit pas de la même façon.
Qu’est-ce donc que la foi ? Quelle est la spécificité de la foi chrétienne ? Aujourd’hui, dans un monde pluri-culturel et pluri-religieux, comment rendre compte de la foi et de l’espérance chrétiennes ? et au nom de quoi proposer à d’autres d’en faire l’expérience ? La pluralité des styles de vie et des traditions religieuses pose à nouveaux frais la question de la vérité. à notre époque cette question est inséparable de celles du mal et de la souffrance. Pour rendre crédible la proposition chrétienne, il faudra revenir au cœur de la foi, au don que Dieu nous fait de Lui-même, et penser les rapports entre la foi et la raison, tout en faisant droit à la « folie » de la croix du Christ.
La Révélation de Dieu à l’être humain passe toujours par des médiations. Nous nous interrogerons sur le statut de ces médiations, en particulier des trois instances régulatrices du croire que sont l’écriture, la tradition et le magistère.