Le deuxième cycle se déroule habituellement en deux ans. Cependant il est possible de l’effectuer à temps partiel en trois ans (une année à plein temps et deux à mi-temps). En aucun cas, la durée globale du cycle – temps de rédaction du mémoire inclus – ne peut excéder cinq années.
Le parcours d’études requiert la participation aux deux sessions annuelles ainsi qu’à un nombre déterminé de séminaires, d’ateliers et de cours. Il comporte en outre la rédaction d’un mémoire et de plusieurs dossiers d’études. En cas de parcours incomplet, un diplôme d’études théologiques ou philosophiques pourra être décerné sous certaines conditions. En tout état de cause, le mémoire est nécessaire pour l’attribution d’une licence canonique.
Le parcours individuel de l’étudiant fait l’objet d’un contrat d’études avec le directeur du cycle. Le choix des séminaires, ateliers et cours est précisé au début de chaque année, en fonction des lacunes, des besoins et des centres d’intérêt de chacun.
La première session est construite autour d’un thème, qui se retrouve dans plusieurs enseignements de l’année. Lors de la journée de rentrée, un dossier est remis à chaque étudiant pour lui permettre de le préparer. Cette préparation s’effectue en ateliers animés par les étudiants. Les ateliers se réunissent au moins cinq fois avant la session.
La seconde session a pour but de recueillir les fruits des travaux et les réflexions des étudiants au terme d’une année d’études.
Les séminaires, annuels ou semestriels, sont le lieu du travail spécifique des études du deuxième cycle. Ils appellent un investissement continu et approfondi – de l’ordre de deux journées de travail pour chaque séance.
L’effectif de chaque séminaire est limité afin que les séances soient un lieu de débat entre étudiants et avec l’enseignant. Il s’ensuit :
– que la participation à toutes les séances d’un séminaire est nécessaire pour que celui-ci soit validé ;
– qu’une absence, pour des raisons impératives, n’est légitime qu’après l’accord du directeur de cycle et de l’enseignant chargé du séminaire ;
– que l’absence à deux séances, quelles qu’en aient été les raisons, rend problématique la validation du séminaire.
Il est requis un minimum de quatre séminaires pendant la scolarité du deuxième cycle. Après accord du directeur, l’un ou l’autre séminaire peut être suivi ailleurs qu’au Centre Sèvres.
Les séminaires font l’objet d’une notation. Les éléments pris en compte et communs à tous les séminaires sont les suivants :
– la capacité à lire un texte, travailler personnellement une question, entrer dans un travail de recherche
– la qualité des exposés et comptes rendus (forme et contenu)
– l’aptitude à débattre et à entendre la position d’autrui.
Si, en fonction de la matière travaillée, un enseignant juge bon d’ajouter l’un ou l’autre critère, il en informera les étudiants lors de la première séance.
Les ateliers mettent en œuvre une pédagogie spécifique qui se situe entre celle du cours magistral et celle du séminaire. Ils ont pour objectif de favoriser :
– l’approfondissement d’une question ou d’un auteur sous la conduite d’un enseignant
– le travail en groupe à partir de documents remis à l’avance
– le débat entre étudiants.
Les ateliers ont une durée d’une douzaine d’heures. Ils ne font pas l’objet d’une notation spécifique, mais ils interviennent dans l’évaluation de l’étudiant par l’intermédiaire du dossier d’études rédigé en fin d’année.
Un minimum de quatre ateliers est requis par année universitaire, le nombre total de prestations (ateliers et cours) devant assurer les crédits correspondant à l’ensemble du cycle.