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Recherches de Sciences religieuses

Les Recherches de Science Religieuse ont été fondées en 1910 à Paris par Léonce de Grandmaison (Le Mans 1868-Paris 1927). Jésuite et théologien, directeur des « Études » (1906), il y adjoignit en 1910 un supplément : les RSR.
En deux éditoriaux de 1910 et 1923 il précisa la ligne éditoriale de la revue : par delà la crise moderniste, il s’agissait de faire droit à la recherche historique en théologie, dans l’intelligence du dogme chrétien comme dans les autres religions.
Historique : « Article du cinquantenaire » (J. Leclerc, Article du Cinquantenaire, 1960, p.8-39)
 
Les Recherches de Science Religieuse sont un trimestriel de type scientifique et universitaire pour les chercheurs en sciences religieuses, histoire des religions et théologie
  • un trimestriel au palmarès des « cinq premières revues scientifiques et religieuses internationales », (Theological Studies, 1998)
  • « Concourir à la recherche scientifique d’ordre religieux, tel est le programme exprimé par leur titre. (…) Suivre le problème religieux dans son vif. » (L. de Grandmaison, A nos lecteurs, 1er janvier 1923)

     
Il est composé de 164 pages

Avec les rubriques :
  • Articles et dossiers
  • Chroniques
  • Quaestiones
  • Bulletins critiques (voir les rédacteurs de bulletins)
  • Recensions
  • Tables annuelles dans le dernier numéro de l'année
 

 
Archives de Philosophie
 
Présentation
Les Archives de Philosophie ont été fondées en 1922 par J. Souilhé, connu pour ses travaux sur Platon, enseignant dans une des deux maisons de formation philosophique des jésuites français, à Vals près Le Puy (Haute-Loire). L’autre maison, située à Jersey, dans les îles anglo-normandes, ne tarda pas à être associée à la revue, dont le siège, cependant, était Vals près Le Puy. C’est l’éditeur parisien Gabriel Beauchesne qui accepta de prendre la revue parmi ses publications. Le contrat stipulait que les éditions Beauchesne étaient propriétaires du titre de la revue. Le premier numéro parut en 1923. Le titre s’inspirait de celui de la bonne revue allemande Archiv für Philosophie. Il voulait d’abord dire que l’on éviterait de s’en tenir aux polémiques de l’actualité, pour travailler aux fondements qui nourrissent et éclairent cette actualité, qu’il s’agisse des grands penseurs de l’histoire de la philosophie, ou des questions assez essentielles pour ne pas cesser de s’articuler sous des formes neuves.
La revue était faite de cahiers, au rythme irrégulier, formant, au nombre de 3 ou 4, un numéro annuel. La publication fut à peut près annuelle jusqu’à la seconde guerre mondiale. Le programme annoncé était bien honoré, la dominante étant la philosophie antique et la pensée classique française. L’idéalisme allemand paraît une seule fois avec Fichte. On peut remarquer, dès 1931, une étude sur Freud.
 
La revue a pour objectif d’une part de fournir une information historico-critique et problématisante sur l’histoire de la philosophie, et de l’autre de rendre attentif dans le champ philosophique actuel, à de nouvelles formes d’interrogation, ainsi qu’à des propositions de voies nouvelles.
Dans cette double perspective, un axe majeur est de faire connaître en langue française les courants philosophiques non français, tout spécialement en sollicitant des collaborateurs qui les représentent.
 
Les Bulletins réguliers (Descartes, Hobbes, Hegel, Spinoza, philosophie médiévale, philosophie esthétique) sont une permanente mise à jour bibliographique.
Des numéros ou dossiers spéciaux présentent l’état de la recherche ; ainsi en 1997, Hegel ; en 1999, Machiavel ; en 2000, quatre dossiers pour chacun des numéros : la question de Dieu, la question politique, la question épistémologique, la question éthique ; en 2001, Wittgenstein ; en 2002, Wolff, droit et philosophie en Allemagne. En projet : le taoïsme.

 
Cette « Nouvelle série » est restée fidèle aux orientations données à la revue par ses fondateurs, part prise aux recherches d’histoire de la philosophie, questions cernées au niveau où peut se dépasser un caractère trop conjoncturel.
Parmi les traits nouveaux, outre les bulletins déjà signalés, deux sont surtout remarquables. Dans l’histoire de la philosophie, d’une part, la référence à la philosophie allemande, telle surtout qu’elle se développe de Kant à l’idéalisme allemand, prend une place considérable. Le nombre de collaborateurs étrangers, d’autre part, très réduit dans l’ancienne série, prend une importance suffisante pour marquer la physionomie de la revue.
Tous ces articles, traduits en français, font de la revue, pour ses lecteurs français, un lieu de rencontre avec la recherche philosophique hors des frontières du pays. Une des conséquences de cette option a été aussi le nombre croissant de lecteurs hors de France, ainsi que cela se marque dans le nombre des abonnés étrangers.