Chaires

CHAIRE JEAN RODHAIN




La Faculté de théologie du Centre Sèvres a créé en octobre 2005 une chaire d’enseignement et de recherche portant le nom de Jean RODHAIN, fondateur du Secours catholique. Cette chaire bénéficie du soutien de la Fondation Jean RODHAIN. Elle vise à proposer des enseignements et à encourager des travaux de recherche sur le thème de la charité.

Telle était l’ambition de Mgr RODHAIN : ne pas se contenter de mener des actions concrètes pour venir en aide au plus grand nombre, mais aussi approfondir les études sociologiques, philosophiques et théologiques dans ce domaine. Chaque année des cours, des séminaires, des conférences sont organisés sur le thème de la charité, pour en souligner les enjeux pratiques et spirituels.
Dans le programme, ces enseignements sont indiqués par la mention « chaire Jean RODHAIN ».

Le titulaire de la chaire est le Père Alain THOMASSET, s.j.
 
 
Soirée organisée dans le cadre de la chaire :
vendredi 19 novembre 2010 de 19h30 à 21h30

Parole des pauvres, parole de dieu.
La foi des chrétiens du Quart-monde


avec ­ Gwennola RIMBAUT, Université catholique de l'Ouest ­, Étienne GRIEU, Centre Sèvres, ­ Jean-Claude CAILLAUX, ATD quart-monde
Débat animé par Alain ThOMASSET, s.j.



CHAIRE TEILHARD DE CHARDIN





L’objectif de la « Chaire Teilhard de Chardin » est de permettre de poursuivre dans un cadre universitaire, philosophique et théologique, la réflexion initiée par Teilhard de Chardin lui-même. Son œuvre est en effet multiforme. À côté des productions scientifiques, elle comporte des textes qui peuvent retenir l’attention du philosophe ou du théologien.

En outre, Teilhard de Chardin a tenté d’amorcer une réflexion anthropologique au sens large du terme, qui mérite d’être prolongée dans un contexte devenu différent de celui dans lequel il la conduisait. L’émergence de nouvelles disciplines scientifiques, le développement des technologies de communication, le phénomène de la mondialisation font apparaître en effet de nouveaux questionnements, auxquels sa pensée n’est pourtant pas complètement étrangère. À une époque où la notion d’humanité devient de plus en plus problématique, en particulier du fait des découvertes scientifiques, une réflexion dans ce domaine est particulièrement nécessaire.

C’est pourquoi l’ampleur du champ de travail de la « Chaire Teilhard de Chardin » ne se limite pas à l’étude des œuvres du jésuite. Il inclut aussi des réflexions dans des champs connexes, comme l’anthropologie philosophique, la théologie de la création, l’étude des rapports entre théologie, philosophie et sciences de la nature...

Les activités sont de divers types : enseignements, conférences, colloques, travaux de recherche et publications.
Dans le passé, le Centre Sèvres a déjà accueilli des cours, séminaires, conférences et colloques sur Teilhard de Chardin. Sa bibliothèque comporte un bon fonds dans ce domaine. Il entretient des liens avec d’autres institutions universitaires, en particulier des facultés scientifiques, en France et à l’étranger.

Le titulaire de la Chaire est le Père François Euvé, s.j.


 



Une journée d’étude sur les neurosciences


Samedi 5 décembre a eu lieu au Centre Sèvres, sous l’égide conjointe de la Chaire Teilhard de Chardin et du Département d’éthique biomédicale, une journée de travail consacrée aux neurosciences. Ce champ disciplinaire a connu des développements spectaculaires depuis une vingtaine d’années, grâce surtout aux nouvelles techniques d’imagerie. Cela change en profondeur notre vision de l’humain. L’impact théologique n’est pas mince.

Le point de départ de la réflexion, qui a réuni une trentaine de personnes, dont de nombreux médecins et chercheurs, était le livre du théologien Alexandre Ganoczy, Christianisme et neurosciences (Odile Jacob, 2008) qui propose un rapprochement entre l’anthropologie biblique et l’image de l’humain que développent certains des meilleurs penseurs dans ce domaine. Pour éviter trop de dispersion, nous avions proposé de nous centrer sur la difficile question de la décision. On sait à quel point le thème de la liberté est central dans l’anthropologie chrétienne, mais aussi les critiques qu’adressent certains neuroscientifiques à la notion de libre arbitre. Il se trouve que des études récentes ont été menées sur les processus cérébraux qui accompagnent la prise de décision. Des éléments nous ont été fournis par le Professeur Marc Jeannerod, neurophysiologiste, membre de l’Académie des sciences, fondateur de l’Institut des sciences cognitives de Lyon, et auteur d’un livre récent, Le cerveau volontaire (Odile Jacob). Enfin, le point de vue du philosophe était nécessaire pour clarifier les concepts. Ce fut l’apport du Professeur Bernard Feltz qui dirige l’Institut de philosophie de l’Université Catholique de Louvain, un établissement qui conjoint une ancienne tradition philosophique avec un centre de recherche en neurosciences très réputé.
Ce premier échange encourage à prolonger la réflexion sous la forme d’un séminaire de recherche qui pourrait débuter l’an prochain.
François Euvé